06/11/2009

4 Vikadje : li cia d' tos lès djoûs

Lempereur Françoise, Les Wallons d’Amérique du Nord, Gembloux, 1976

 

« Plusieurs, sinon la majorité des émigrants (les hommes surtout) du premier groupe installés à l'emplacement de Robinsonville ou (p.42) les personnes qui l'entourent ; le cafetier remplit les verres et choisit parmi les billets et les pièces la somme qui lui est due. Peu après, les coudes se lèvent : « Tournée générale ! » crie un autre client ; aucun ne voulant être en reste, les tournées se succèdent ; les dames, vite fatiguées de bière, réclament un « candy bar » (friandise) ou un soda, car refuser n'est pas correct ici. ... Les femmes sont sorties vers 23 heures, les conteurs de « fauves » (histoires) s'enhardissent... L'air conditionné est heureusement là pour rafraîchir les esprits et l'horloge rappelle à l'ordre les traînards : « Une heure, on ferme ! ».

La vie quotidienne n'est, hélas !, pas que plaisir ; accidents et maladies existent ici comme partout ailleurs mais ici, impossible d'appeler le médecin : il ne se rend pas à domicile. Dans les cas bénins, on va le trouver à son cabinet, à 20, 30 ou 40 kilomètres de chez soi parfois. Dans les cas graves ou incertains, le malade ou l'accidenté est transporté à l'hôpital le plus proche (Green Bay ou Sturgeon Bay) où, après examen, le service de garde décide de son renvoi ou de son admission. Les admissions à l'hôpital, beaucoup plus fréquentes qu'en Belgique, sont publiées chaque jour par le journal local et, autre particularité, les enfants de moins de 14 ans ne sont pas admis dans les chambres de patients, ils doivent attendre dans le hall d'ac­cueil et leur accompagnateur doit signer une déclaration mentionnant la durée de sa visite.

Autre société, autres modes de vie...

10:35 Écrit par justitia & veritas dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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